3 erreurs que tous les étudiants commettent

La journée de cours est terminée, je rentre, épuisé. Je m’installe confortablement dans le canapé, je lance Netflix et regarde ma série préférée. J’ai des cours à apprendre, les examens sont dans 1 mois, bon j’ai encore le temps… J’en prends un au hasard, en trainant sur Twitter et Facebook, je lis quelques pages et le referme. Il est tant de dormir, j’ai appris un seul cours, c’est pas grave je ferais le reste demain.

Les examens sont dans 2 jours, j’ai du retard et les cours que je connais sont si bien appris que je serais incapable de répondre à une question si l’ont m’en posé une.

Fin des examens, c’était pas terrible, « ce qui est fait est fait » dit-on, je me promets que pour les prochains je m’y prendrais à l’avance…

Vous connaissez probablement cette situation. Vous connaissez le sentiment de ne pas avoir fait ce qui aurait dû être fait. Je l’ai aussi connu.

 

1. « Je le ferais plus tard »

« Procrastination », vous connaissez probablement ce mot atroce. C’est l’art de repousser au lendemain. Vous manquez d’organisation et c’est ce qui va causer votre échec.

On pense souvent que la tâche à accomplir est énorme et longue à terminer. Du coup, on ne commence jamais, le contenu s’accumule et la tâche paraît de plus en plus infaisable. C’est un cercle vicieux.
Combien de fois un cours ou un exercice qu’on pensait interminable était terminé en beaucoup moins de temps ?

Quelques astuces pour passer à l’action

Une méthode bien connue de ceux qui réussissent à travailler : imposez-vous 5 minutes sur la tâche à accomplir, juste 5 minutes. Bien souvent, une fois les 5 minutes passées vous continuerez, c’est le démarrage le plus compliqué. 

Le pouvoir des habitudes est puissant, surtout comblé à l’effet cumulé, imaginez ne serait-ce que si vous aviez travaillé 1h tous les jours à quel point vous seriez serein pour vos examens.

C’est pour cela qu’il est important d’instaurer un rythme pour que les révisions soient une habitude comme le brossage de dents (si vous êtes propre 😉 ). Travaillez quotidiennement et la mise au travail sera de plus en plus simple.

Essayez de ne jamais déroger à l’habitude, même si vous n’aviez qu’à travailler 10 minutes, faites-le, pour ne pas briser votre élan.

Faire un planning pour s’organiser peut aussi être intéressant. Attention à ce qu’il ne soit pas trop ambitieux, on a déjà tous essayé l’emploi du temps parfait, à la minute près, mais irréalisable. Pour commencer, dressez une liste des choses à faire dans la journée sans leur donner de créneau précis.

2. Concentrez-vous !

Un stylo, vos cours et votre cerveau, c’est tout.

On vous répète souvent la nécessité de réviser sans distractions, autrement dit, sans téléphone, sans ordinateur, sans internet…

Et c’est la vérité.

Cependant, la concentration doit se vouloir, venir de vous même. Alors oui il est beaucoup plus simple de travailler dans un environnement sans les distractions que l’on connaît bien (téléphone, ordinateur…), mais on sait tous qu’un simple stylo peut nous distraire. 

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Même dans une pièce sur la Lune avec uniquement un bureau, un stylo et vos cours on peut se déconcentrer uniquement par nos pensées. 

L’état de « flow » définit par le psychologue Mihály Csíkszentmihályi est « un état mental atteint par une personne lorsqu’elle est complètement plongée dans une activité et qu’elle se trouve dans un état maximal de concentration, de plein engagement et de satisfaction dans son accomplissement. »  

Il y a plusieurs stades de concentration et le « flow » est le stade maximal. Vous ne l’atteindrez pas toujours, essayer de s’en approcher est déjà un bon début.

La concentration active est impérative.

Comment faire? Il faut vouloir se concentrer, vous travaillerez plus efficacement, vous terminerez plus rapidement et par conséquent vous adonner à vos autres tâches, forcez-vous à ne pas céder la tentation d’aller sur votre téléphone, forcez-vous à ne pas vous plonger dans vos pensées, vous le ferez après.

Appliquez ceci : éteignez votre téléphone et faîtes en sorte qu’il ne soit pas à votre portée, organisez des pauses quand vous sentez que votre concentration flanche, ayez un environnement propice au travail.

Au début c’est corsé, être concentré rapidement et efficacement s’apprends et devient de plus en plus aisé avec la pratique. 

3. Apprenez à apprendre

Dans le système scolaire actuel, on ne nous apprend pas comment apprendre. On ne connaît pas comment fonctionnent les mécanismes d’apprentissage du cerveau.

On se contente de nous donner des connaissances sans avoir la méthode pour les assimiler. C’est aussi pertinent que de donner un gros livre à un enfant avant de lui apprendre à lire.

Pour rappel, il existe 3 types de mémoire :

  • la mémoire visuelle : on retient ce que l’on voit 
  • la mémoire auditive : on retient ce que l’on entend
  • la mémoire kinesthésique : on retient ce que l’on ressent 

Vous devez exploiter votre type de mémoire prédominant, elle conditionnera votre façon d’apprendre les choses. 

Connaître votre type de mémoire :

Si vous retenez facilement des images, l’endroit où vous avez appris un cours, vous arrivez facilement à visualiser les lieux où vous êtes passés… vous êtes plutôt visuel. C’est à dire que pour apprendre, il vous sera plus facile d’utiliser des couleurs en surlignant, de schématiser des concepts abstrait. Exemple :  vous avez une dizaine de dates à retenir, tracez une frise chronologique avec les dates dans l’ordre, accompagné de petit croquis expliquant l’événement.

Si vous retenez la voix du professeur lorsqu’il a expliqué un concept, que vous retenez facilement les musiques… vous êtes auditif. Récitez vos cours à haute voix ou dans votre tête. Vous pouvez créer des petites histoires que vous vous raconterez dans votre tête.

Si vous préférez les choses concrètes, que vous pouvez vous représenter. L’ambiance dans laquelle vous avez appris un cours, l’état dans lequel vous vous sentiez, le stylo avec lequel vous avez écrit… vous êtes kinesthésique. Marcher en récitant le cours. Si vous le pouvez, n’hésitez pas à associer vos cours à des gestes, à du travail manuel que vous connaissez déjà.

L’apprentissage actif consiste à combiner les 3 types de mémoires. Vous apprendrez plus rapidement, plus de choses, et plus efficacement.

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À votre avis, lequel des étudiants entre celui qui se contente de lire passivement son cours et un autre qui s’implique vraiment dans son apprentissage, surligne son cours, schématise des concepts, écrit les mots importants en les dictant à haute voix, associe des points de son cours à des événements quotidiens… sera le plus efficace?

Que faire concrètement ? 

  • Ne réfléchissez pas trop avant de passer à l’action, allez-y, juste 5 minutes.
  • Organisez-vous, faîte un planning ou au moins une to-do list.
  • Concentrez-vous : durant votre travail, évitez les distractions, laissez vos pensées de côté et isolez-vous.
  • Apprenez activement : repérer votre type de mémoire et exploiter-le, ne vous contentez pas de lire passivement votre cours comme la plupart des étudiants, appropriez-vous le cours.

Ce premier article survole quelques notions en guise d’introduction, les prochains articles détailleront chacune d’elles.

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